Pourquoi le coq est l’emblème de l’équipe de France

En 1994, la FFF imagine une mascotte pour l’équipe de France en vue de la Coupe du monde 1994 : Jules un coq coiffé d’un béret rouge et vêtu du maillot bleu de l’équipe de France. Sa queue est composée d’une plume bleue, suivie d’une plume blanche, qui est elle-même suivie d’une plume rouge. Non qualifiée pour la Coupe du monde 1994, la mascotte est mise en sommeil avant d’être remis en avant lors de la Coupe du monde de football de 1998. Cette mascotte est souvent confondue avec Footix, la mascotte de la Coupe du monde 1998.

Après sa victoire lors de la Coupe du monde 1998, la France appose au-dessus du coq gaulois une étoile dorée symbolisant le titre de champion du monde. Cette étoile est portée pour la première fois le 5 septembre 1998 à l’occasion du match Islande-France dans le cadre des éliminatoires de l’Euro 2000.

Le coq orne le maillot de l’équipe de France de football depuis désormais 105 ans, afin de rappeler les origines gauloises de la nation. En effet, en latin, le mot «gallus» signifie à la fois coq et gaulois.

Le foot, première équipe à l’utiliser comme symbole

Créée en 1904, l’équipe de France de football dispute les premiers matches de son histoire sans le coq. Celui-ci ne va faire son apparition qu’en 1909, au terme d’un conflit ponctuel entre l’Union des sociétés françaises de sport athlétiques (USFSA) et la Fédération internationale de football. Chargée d’organiser des rencontres internationales, l’USFSA cède sa mission au Comité français interfédéral (CFI), qui, pour se démarquer, va choisir le coq comme symbole pour affirmer ainsi sa dimension nationale. Très présent dans les esprits à l’époque, le coq gaulois a rapidement fait l’unanimité à tel point que l’USFSA, qui contrôlait toujours les autres sports, l’a adopté à son tour.

Orné d’une étoile depuis 1998

En 1919, la Fédération française de football qui succède au CFI, choisit de conserver le coq comme emblème. Dans un premier temps, son écusson est blanc et rouge mais dans l’après-guerre, il va devenir brodé multicolore. Très tôt, la FFF a pris l’habitude de broder sous la silhouette du coq un rectangle dans lequel est inscrit l’affiche du match et parfois sa date. Dans les années 1970, le coq devient entièrement doré avant qu’une étoile ne vienne s’ajouter en 1998, suite au titre de champion du monde de la bande à Zinédine Zidane. Néanmoins, depuis que Nike a succédé à Adidas comme partenaire de la fédération, il arrive au coq d’être blanc, comme c’est le cas actuellement.

De nombreux coqs en guise de mascotte: Jules, Footix, Balthazar

Mais le coq ne s’arrête pas uniquement au maillot des Bleus. En 1996, une mascotte nommée Jules est imaginée en prévision du Mondial en France pour soutenir les hommes d’Aimé Jacquet tandis que la mascotte de la compétition n’est autre qu’un coq appelé Footix, en référence au stéréotype des Gaulois dont le nom se terminerait systématiquement par «ix». Jules n’a eu qu’un succès très éphémère tandis que Footix est aujourd’hui devenu une injure pour se moquer de quelqu’un qui n’y connait rien sur un sujet. Enfin, le plus fervent supporter des Bleus, Clément d’Antibes, est longuement apparu dans les stades avec son coq Balthazar avant que celui-ci ne soit plus autorisé à rentrer dans les enceintes sportives, suite aux nouvelles réglementations.

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